Aujourd’hui, je vais délaisser la généalogie pour quelques instants, le temps d’une pensée positive. Une pensée si nécessaire, si indispensable, si vitale dans le monde chaotique dans lequel les uns et les autres nous ont précipités.
Il y a quelques semaines, je suis allé assister à une conférence à Strasbourg, au Foyer de l’Etudiant Catholique. Pour la petite histoire, c’est dans cet établissement que j’ai passé mes belles années d’étudiant en histoire. Le retour fut chargé d’émotions…
La merveille
Mais revenons à mon propos. Cette conférence donnée par le père KOEHLER avait pour thème : « Redécouvrir les alliés naturels du corps et de l’âme ». Le prêtre nous a présenté dans les grandes lignes tout ce qui, selon lui, nous aide à aller mieux. Je citerai ici pêle-mêle les temps de méditation, la confession, l’alimentation, l’écoute de soi, le soleil, …
Et au milieu de toutes ces paroles de bon sens, une m’a particulièrement frappé. Celle d’un psaume qui dit ceci : « Seigneur, je te rends grâce pour la merveille que je suis ». Ça été comme un coup de foudre. C’était tellement évident ! Se faire du bien par des simples mots qu’on s’adresse à nous-mêmes.
Dans ma Bible[1], le texte exact est le suivant : « Prodigieusement construit, je te rends grâce, merveille que le suis, merveille de tes œuvres ! » (Psaume 139, verset 14). On peut croire en Dieu ou non. On peut pratiquer l’une au l’autre des religions de ce monde… ou n’en pratiquer aucune. Cela n’a finalement pas vraiment d’importance. Car ce qui compte, au fond, c’est ce que nous dit cette prière : tel que je suis, je suis merveilleux !
Foutons-nous la paix !
Méditons donc sur le message de ce psaume, que je rapprocherais d’un livre paru en 2018 et écrit par Fabrice MIDAL : « Foutez-vous la paix et commencez à vivre », livre que je n’ai pas encore lu. Mais le titre est prometteur. Et finalement, il ne dit pas autre chose que le psaume.
Alors, dans ce monde de folies et de violences, empli de courants négatifs et de mépris, soyons une lumière pour nous-mêmes d’abord, et puis pour les autres. Et même si ça peut paraître prétentieux :
Je suis merveilleux, quoi qu’en pensent les autres !
Notes
[1] Editée chez Fayard en 1981.
Image de présentation : Edvard MUNCH, The Sun, 1911